La dormance

Réveillez-vous de votre dormance !
La graine, miroir de notre potentiel de vie… ou comment dépasser nos limites mentales.sous bois

Réveillez-vous de votre dormance !
La graine, miroir de notre potentiel de vie… ou comment dépasser nos limites mentales.

Les graines et les bourgeons ont un système de dormance, mis en place par « dame nature », qui permet la survie de l’espèce. Dans la terre, la graine doit attendre le moment propice à sa germination, car sinon, elle risquerait d'être détruite ainsi que tout son potentiel.
Alors, un système de protection, appelé dormance, endort la graine et lui permet de résister à l'hiver trop froid ou aux périodes trop sèches, et d’attendre la bonne saison. Mais pour la réveiller, il lui faudra des chocs (alternances de froid et d’humide, par exemple), qui feront craquer son enveloppe et activeront son système biologique. Ce choc lui dit : « Il est urgent de t’ouvrir et de créer du nouveau ! »
Ensuite, de « bonnes » conditions extérieures permettent à la plante de germer, d’allonger ses racines dans la terre humide pour s’en nourrir, puis de grandir en hauteur grâce au soleil, et enfin de porter ses fruits.

Chaleur et humidité sont indispensables pour la graine. Mais ce sont des chocs qui ont percé la carapace protectrice et déclenché son réveil !

Qu’en est-il pour nous ?

Notre conscience ne subit-elle pas cette même dormance ? Ne pouvons-nous pas rester, nous aussi, très longtemps endormis, limités dans notre créativité, sans pouvoir nous adapter aux aléas des conditions extérieures ? Notre société ne renforce-t-elle pas cette dormance ?

En ce qui me concerne, je me suis construite d’une part en opposition à mes parents, et d’autre part très soumise aux règles familiales, religieuses et sociales. La peur de l’autorité, du lendemain (ou de vivre tout simplement), et la culpabilité d’avoir mal fait, trop dit ou pas assez (donc d’avoir vécu tout simplement), ont limité et ligoté mon expression de vie. Mon mental m’a enfermée si longtemps que j’en suis venue à croire que j’étais ce mental !
Tous les « non » que j’ai pu poser ont constitué ma carapace ou dormance en laquelle j’ai cru me reconnaitre, et qui s’appelle la personnalité ou l’égo. Cette grosse carapace/dormance a été indispensable pour que je prenne pied dans ce monde matériel. Mais, maintenant, j’étouffe et je déprime dans ce vêtement étriqué construit dans mon enfance, et qui est devenu bien trop petit pour mon ambition.
Maintenant, je veux vivre et exister !
Alors, plusieurs gros chocs m’ont réveillée : divorce, maladie, décès. Mais, subir ces chocs et pleurer ne suffisent pas, même si cette humidité et cette eau ouvrent le cœur par l’acceptation. La deuxième clé qui m’a permis de percer cette dormance est le « pourquoi ? » : j’ai voulu chercher du sens à ces chocs, et j’ai donc mis du feu, de la lumière ou de la conscience dans mon cœur.
Ma carapace ou coquille n’étant faite que des « non » posés par mon mental/menteur, j’ai commencé le chemin inverse. J’ai mis des « oui » et j’ai compris que tout parlait de moi, et notamment de ce qui était inacceptable en moi et que je projetais alentours.
A chaque fois, grâce à cette démarche, je me suis sentie en paix avec moi et libre de parler, d’exister, de vivre quelques soient les circonstances. A l’image de la graine qui germe, c’est comme si, au fur et à mesure que je faisais ce travail, je grandissais en acceptant mon terreau et le soleil qui m’aide à pousser droit !

Aussi, je vous conseille de prendre conscience au quotidien de ce monde mental qui nous garde petits enfants, en dormance et endormis. Enracinez-vous de plus en plus dans ce monde tel qu’il est, et réalisez enfin vos envies.

Et si 2015 était, pour vous, l’occasion de percer votre dormance ? La vie n’a-t-elle pas suffisamment frappé sur votre coquille pour vous réveiller ? Alors à vous de jardiner !